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Life

La Modiste

Il faisait beau. C’était tôt le matin. Il n’y avait personne. Elle était seule. Parfait, elle a pensé et a pris un journal, Le Petit Parisien. Comme ça personne peut la juger. Elle était différente. Pourquoi ? Elle souhaitait devenir savante. Elle a choisi de rester célibataire parce qu’elle ne veut pas que quelqu’un lui dise qu’elle doit être contente à la maison. Elle préférait prendre part aux conversations, aux arguments, aux décisions.

Elle se promenait en lisant le journal, elle portait une boite à chapeau et elle était habillée d’un manteau. Il faisait froid, mais pas trop, elle n’avait pas besoin de gants. C’était tranquille, elle aimait parce qu’elle pouvait se plonger dans ce qu’elle lisait. Elle était pensive. Elle était toujours pensive. Pourquoi ? Elle avait peur d’oublier comment avoir sa propre voix, parmi tous les conseils qui lui disait comment être une femme.

Dans la rue il y avait ce vieil homme qui gardait le cheval quand il l’a vu. Il la regardait, peut-être tellement longtemps que si elle l’avait vu, elle pourrait pensé que c’était un harcèlement. Cependant, ce n’était pas comme ça, pas du tout. Pourquoi ? c’est parce que tout à coup il s’est rappelé sa fille, sa jeune fille, et comment en secret, il a espéré que sa fille deviendrait comme elle.

 

Photo: Roger Viollet, Modiste lisant le journal du Petit Parisien, 1899

 

My first attempt to write a short story in french!

Traduction (translation)

The weather was beautiful. It was early in the morning. There was no one around. She was alone. Perfect, she thought and grabbed a newspaper, Le Petit Parisien. Like that no one can judge her. She was different. Why? She wished to become an intellectual. She chose not to marry because she doesn’t want anyone to tell her that she should be happy staying at home. She preferred to take part in the conversations, the arguments, the decisions.

She was walking while reading the newspaper, she was carrying a bag for the hats and she was wearing a coat. It was cold, but not much, she didn’t need to wear any gloves. It was quiet, she liked it because she can plunge herself into what she’s reading. She was pensive. She had been always pensive. Why? She’s scared to forget her own voice amongst all the suggestions of how to be a woman.

In the street there was this old man guarding the horse when he saw her. He was looking at her, maybe too long that if she saw him she would have thought that it was a harassment. Yet, it wasn’t like that, not at all. Why? it’s because suddenly he remembered his daughter, his young daughter, and how in secret, he hoped that his daughter would grow up like her.

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